Tu peux dormir huit heures, t'entraîner trois fois par semaine et quand même te traîner à 15 h. Souvent, la réponse est dans ton assiette. Pas dans un régime miracle, pas dans une poudre magique : dans ce que tu manges tous les jours, sans y penser.
Bonne nouvelle, l'alimentation qui soutient l'énergie d'un homme n'a rien de compliqué. Des protéines, des bonnes graisses, des glucides de qualité, quelques micronutriments bien choisis. Et deux ou trois choses sur lesquelles lever le pied.
Dans ce guide, on fait le tri entre ce que la recherche montre vraiment et ce qui relève du mythe de salle de sport. À la fin, tu as une journée type simple à copier.
Les bases d'une alimentation pour l'énergie quand on est un homme
Avant de parler zinc ou oméga-3, il faut poser les fondations. Aucun micronutriment ne rattrapera une assiette bancale. Trois piliers suffisent.
Des protéines à chaque repas
Les protéines construisent et réparent tes muscles. Elles calent aussi plus longtemps que le reste, ce qui évite le grignotage de l'après-midi. L'idée simple : une source de protéines à chaque repas, pas un énorme steak le soir et rien le reste de la journée.
- Origine animale : œufs, volaille, viande rouge, poisson, produits laitiers.
- Origine végétale : lentilles, pois chiches, haricots, tofu.

Des bons lipides, pas zéro lipide
Pendant des années, le gras a été l'ennemi. Erreur. Ton corps fabrique ses hormones stéroïdiennes, dont la testostérone, à partir du cholestérol. Les graisses ne sont pas un luxe, elles font partie du moteur.
Privilégie l'huile d'olive, l'huile de colza, les noix, les amandes, l'avocat et les poissons gras. Limite surtout les graisses des produits industriels (biscuits, viennoiseries, fritures).
Des glucides de qualité
Les glucides sont ton carburant, surtout si tu t'entraînes. La question n'est pas "combien" mais "lesquels". Choisis des versions complètes : riz complet, pain complet, flocons d'avoine, quinoa, patates douces, légumineuses.
Ce n'est pas qu'une question de satiété. Selon les National Institutes of Health américains, le raffinage des céréales, qui retire le germe et le son, fait chuter fortement leur teneur en magnésium. Le pain blanc, ce n'est pas seulement des glucides rapides : c'est aussi des minéraux perdus en route.

Régime pauvre en graisses et testostérone : ce que dit la recherche
C'est LA question qui revient quand on parle d'alimentation et testostérone. En 2021, deux chercheurs, Joseph Whittaker et Kexin Wu, ont regroupé toutes les études d'intervention qui comparaient un régime pauvre en graisses à un régime plus riche chez l'homme. Résultat : 6 études, 206 hommes au total.
Leur méta-analyse (une étude qui combine les résultats de plusieurs autres) observe que la testostérone totale et la testostérone libre baissent sous régime pauvre en graisses. D'après le compte rendu publié par MDedge, la baisse moyenne tournait autour de 10 à 15 %, les valeurs restant dans la norme. Les plus fortes baisses venaient de deux études sur des régimes végétariens très pauvres en graisses.
Maintenant, les limites, parce qu'elles comptent :
- Peu d'études, petits groupes (de 6 à 43 hommes pour la plupart).
- Des durées courtes, de quelques semaines.
- Les auteurs eux-mêmes estiment que des essais plus solides sont nécessaires avant toute recommandation générale.
Ce qu'il faut en retenir : supprimer le gras n'est pas une bonne idée si tu veux soutenir ta vitalité. Ça ne veut pas dire qu'il faut tremper ton pain dans le beurre. Ça veut dire que les régimes "zéro gras" n'ont pas leur place dans une routine d'homme qui veut de l'énergie.
Les micronutriments clés et les aliments qui en contiennent
Les micronutriments, ce sont les vitamines et minéraux dont ton corps a besoin en petites quantités. Petites, mais pas facultatives. Quatre méritent ton attention.
Le zinc : huîtres et viande rouge en tête
Le zinc participe à des centaines de réactions dans l'organisme. Les NIH fixent l'apport recommandé à 11 mg par jour pour un homme adulte. Champions toutes catégories : les huîtres. Une portion d'environ 85 g en apporte de 28 à 32 mg selon la variété, soit près de trois fois le besoin quotidien. La viande rouge suit, avec environ 3,8 mg pour la même portion de bœuf.
Côté recherche, une étude publiée en 1996 dans la revue Nutrition a observé que chez 4 jeunes hommes privés de zinc pendant 20 semaines, la testostérone avait nettement chuté. Chez 9 hommes âgés légèrement carencés, une supplémentation de plusieurs mois a été suivie d'une hausse. C'est intéressant, mais minuscule comme échantillon. Et l'étude parle de carence : elle ne dit rien d'un éventuel bénéfice à en rajouter quand tu en as déjà assez.
Si tu manges peu de produits animaux, sache que le zinc des légumineuses et des céréales complètes est moins bien absorbé, à cause des phytates (des composés qui le "piègent" dans l'intestin). Faire tremper ses légumineuses avant cuisson aide un peu, selon les NIH.

Le magnésium : graines, oléagineux, légumes verts
Le magnésium intervient dans la contraction musculaire et la production d'énergie. Les NIH recommandent 400 à 420 mg par jour pour un homme adulte. Et beaucoup n'y arrivent pas : aux États-Unis, 48 % de la population en consomme moins que le besoin moyen via l'alimentation.
Où le trouver :
- Graines de courge : environ 156 mg pour 28 g, la meilleure source.
- Graines de chia, amandes, noix de cajou.
- Épinards cuits, haricots noirs.
- Céréales complètes (encore elles).
La vitamine D : poissons gras et soleil
Peu d'aliments contiennent naturellement de la vitamine D. Les meilleurs sont les poissons gras : truite et saumon en tête, puis sardines. Le jaune d'œuf en apporte un peu. Le reste vient surtout du soleil, avec une production qui varie selon la saison, ta couleur de peau et la crème solaire, rappellent les NIH. Derrière une vitre, ta peau n'en produit pas.
Les oméga-3 : le poisson gras, encore
Les oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA) sont indispensables au fonctionnement du système nerveux et participent à la santé cardiovasculaire, selon l'ANSES. La recommandation officielle est simple : du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras (saumon, sardine, maquereau, hareng). Les noix et l'huile de colza apportent une autre forme d'oméga-3, d'origine végétale, en complément.
Ultra-transformés et alcool : là où tu peux gagner gros
Souvent, le plus gros levier n'est pas ce que tu ajoutes, mais ce que tu retires.
Les aliments ultra-transformés
Plats préparés, céréales sucrées, charcuteries industrielles, sodas : ce sont des produits fabriqués avec des ingrédients que tu n'as pas dans ta cuisine. En 2025, une équipe de l'Université de Copenhague a fait manger à 43 hommes de 20 à 35 ans deux régimes pendant trois semaines chacun : l'un ultra-transformé, l'autre peu transformé. Même nombre de calories, mêmes protéines, glucides et lipides.
Avec le régime ultra-transformé, ils ont pris environ 1 kg de masse grasse de plus. Les chercheurs ont aussi noté une tendance à la baisse de la testostérone et une hausse d'un phtalate, un perturbateur endocrinien issu des plastiques. Limites : petit groupe, trois semaines seulement, uniquement des hommes jeunes en bonne santé. Mais le message va dans le même sens que le bon sens : cuisine des produits bruts le plus souvent possible.
L'alcool
Une revue scientifique de 2023 résume bien le tableau. Une petite quantité ponctuelle ne fait pas chuter la testostérone, elle peut même l'augmenter brièvement. En revanche, les grosses quantités et surtout la consommation régulière importante sont associées à une testostérone plus basse.
Les repères de Santé publique France : maximum 2 verres par jour, maximum 10 par semaine, et pas tous les jours. Si tu veux de l'énergie le lendemain, la soirée à six bières n'est jamais un bon deal.
Une journée type pour ton énergie
Pas de grammes à peser, pas de calories à compter. Juste une structure à adapter à ton appétit et à ton activité.

- Petit-déjeuner : omelette ou œufs brouillés, pain complet, un fruit.
- Déjeuner : une moitié d'assiette de légumes, un quart de protéines (bœuf, poulet ou lentilles), un quart de féculents complets (riz complet, quinoa). Un filet d'huile d'olive.
- Collation : une poignée d'amandes ou de noix, un yaourt nature, un fruit.
- Dîner : saumon, sardines ou maquereau, légumes verts, patates douces ou pommes de terre.
- Dans la semaine : des huîtres ou de la viande rouge de temps en temps, des graines de courge à parsemer sur tes salades.
- Boisson : de l'eau en priorité.
Rien d'extrême là-dedans. C'est justement le but : une routine que tu peux tenir des mois, pas une semaine. Et si tu te sens à plat de façon durable malgré une bonne hygiène de vie, parles-en à ton médecin : une prise de sang dira plus que n'importe quel article.
À retenir
- Une source de protéines à chaque repas.
- Ne supprime pas le gras : les régimes très pauvres en graisses sont associés à une testostérone plus basse.
- Zinc (huîtres, viande rouge), magnésium (graines, oléagineux), vitamine D et oméga-3 (poissons gras) : les quatre à surveiller.
- Du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras.
- Moins d'ultra-transformés, alcool avec modération.
Pour aller plus loin
L'assiette reste la base, rien ne la remplace. Si tu veux ajouter à ta routine des actifs comme le shilajit, l'ashwagandha KSM-66, le safran, la maca noire, la L-arginine et le ginseng, les Hercule Performance Gummies les réunissent en une gummy par jour, vegan et sans sucre ajouté. Découvrir la formule 6-en-1.
Sources
- Whittaker J, Wu K. Low-fat diets and testosterone in men: Systematic review and meta-analysis of intervention studies, Journal of Steroid Biochemistry and Molecular Biology, 2021
- Eating more fat may boost borderline low testosterone, MDedge, 2021
- Prasad AS et al. Zinc status and serum testosterone levels of healthy adults, Nutrition, 1996
- Zinc: Fact Sheet for Health Professionals, NIH Office of Dietary Supplements
- Magnesium: Fact Sheet for Health Professionals, NIH Office of Dietary Supplements
- Vitamin D: Fact Sheet for Health Professionals, NIH Office of Dietary Supplements
- Manger du poisson : pourquoi ? comment ?, ANSES
- Preston JM et al. Effect of ultra-processed food consumption on male reproductive and metabolic health, Cell Metabolism, 2025
- Smith SJ, Lopresti AL, Fairchild TJ. The effects of alcohol on testosterone synthesis in men: a review, Expert Review of Endocrinology & Metabolism, 2023
- Alcool et santé : repères de consommation, Santé publique France, 2019